La libération
(texte de Michel MAZEAS - 1985)
Le vendredi 4 août 1944, il fait un temps splendide.
Les Allemands sont retranchés dans l’école Laënnec, à PLoaré.
C’est que, vers le début de l’après-midi, se regroupent les hommes de la Résistance, pour obtenir la reddition de la place.
Une mitrailleuse est montée dans le clocher, des tireurs sont postés dans le jardin du presbytère.
Le 76 de la rue Laënnec devient la plaque tournante de l’opération.
Il y a des morts et des blessés de part et d’autre, des vieillards massacrés par les nazis ... Au soir, ils se rendent.
Mais la situation va rester incertaine jusqu’au matin du 8 août.
Des combats sporadiques continuent, des maisons brûlent à Pen-ar-C’hoat…
Des hommes disparaissent, emmenés comme otages, qu’on ne reverra plus…
Un bombardier ‘Lancaster », abattu par la chasse allemande est tombé en baie le 5 août.
C’est un samedi.
Corolles de parachutes…le compte n’y est pas.
Encore des morts.
Le samedi 26 août, c’est la cruelle méprise.
Deux chasseurs américains « Thunderbolt » fauchent un groupe de Résistants revenant des combats de Lesven…
Et pourtant, c’était vrai !
Le cauchemar touchait à sa fin et c’était dans la liesse de la « retraite aux flambeaux » et des bals populaires que Douarnenez avait fêté sa libération…
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