La résistance
(texte de Michel MAZEAS - 1985)
A peine le temps d’une année scolaire et les enfants qui avaient vu partir leur père, à la rentrée de 1939, pour aller à la guerre, retrouvaient dans leurs écoles les Allemands avant que reviennent les grandes vacances.
Elles furent plus longues cette année-là, pour les écoliers de l’école toute neuve de Ploaré, occupée par les Allemands.
1940, c’était le début de la longue nuit, de la clandestinité, de la Résistance.
Douarnenez, dès les premiers jours, organise les départs pour continuer la lutte comme le préconise l’appel du 18 juin.
Tout au long de l’occupation, des bateaux de pêche quitteront le port emportant leurs lots d’aviateurs alliés,d’agents en mission, de réfractaires et d’hommes traqués par les nazis.
Le système de renseignements des réseaux fonctionne aussi : le réseau « Johnny » est resté célèbre.
On évoque aujourd’hui quelques noms peints sur des coques de bois : « La Brise », « La Jeanne », « Breiz-Izel », « Dalc’h Mad », qui est la devise de Douarnenez.
Les capitaines courageux qui les menaient, égrenèrent plus tard leurs souvenirs, parfois avivés par la visite inattendue d’un rescapé, comme ce pilote américain, J. Amstrong, qui 37 ans après son évasion, revint faire le tour de la chaîne de solidarité qui lui a sauvé la vie…
|