Les grandes mutations
(texte de Michel MAZEAS - 1985)
Les guerres de l’Empire, le Blocus Continental en particulier, portent un rude coup à l’économie douarneniste.
Mais l’ère industrielle dans laquelle entre le XIXe siècle finissant va redonner vigueur et dynamisme à la cité.
Dans l’industrie du poisson éclate une véritable révolution : c’est la découverte du procédé Appert, dans la conserverie, par la stérilisation à haute température.
La première usine nouvelle s’ouvre à Douarnenez en 1851. De nombreuses autres vont suivre.
Mais ce n’est pas tout :
1880 : c’est la création d’un hôpital ;
1883 : c’est une école primaire supérieure ;
1884 : c’est l’inauguration du chemin de fer ;
1885 : c’est la mise en service du grand pont ;
1890 : c’est la construction de la première criée au poisson et la percée des rues vers le port.
Si bien qu’en vingt ans, et malgré une épidémie de choléra, la population augmente de 50% et atteint la plus forte densité d’Europe : 18000 habitants au km2, en 1914.
L’économie prospère, les marins de Douarnenez sont déjà les Seigneurs de la Mer, pourchassant le thon dans l’Atlantique, la langouste en Afrique et aux Antilles, la sardine dans la baie…
Mais c’est une économie qui a ses soubresauts : la sardine disparaît parfois, inexplicablement ; l’arrivée des machines soulève la colère des soudeurs des conserveries qui perdent leur qualification et leur emploi.
Et puis 1914, c’est le commencement d’une effroyable hécatombe dont les monuments aux morts portent la longue trace…
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